PRESSES COMME DES ORANGES, LES TRAVAILLEURS BRESILIENS ?

LidlIMG_1419IMG_1420IMG_1421 IMG_1426 En soutien à la campagne IMG_1425internationale Caddi[E]thique, des membres de Peuples Solidaires-Action Aid France ont accueilli 2 partenaires brésiliens : Abel et Alcimir.

Avant de tenir un stand d’information et de signatures de pétition dans la rue piétonne, un groupe s’est rendu chez Lidl pour essayer de rencontrer le responsable du magasin et lui demander de faire remonter au plus haut niveau les conditions de travail réelles des travailleurs dans les plantations d’oranges : plus de 10 h/jour sans pause 7 jours/7, arrêt de travail impossible à prendre sous peine de licenciement, travail sans protection même lorsque les arbres sont arrosés de pesticide par des avions volant à basse altitude.

Et que deviennent ces oranges ? 70 % du jus d’orange obtenu sont exportés vers l’Europe dont 66 % sont vendus sous des marques MDD (Aldi, Lidl, Carrefour…).
Or, au Brésil, 3 multinationales contrôlent 80 % du marché mondial du jus d’orange : Cutrale, Citrosuco/Citrovita et Louis Dreyfus. Environ 40 % des oranges pressées proviennent de leurs propres plantations, le reste est acheté à des petit-e-s et moyen-ne-s producteurs-rices. En soirée, Abel et Alcimir ont témoigné de ce qu’ils vivent et ont interpeler les personnes présentes pour qu’elles fassent pression sur ces multinationales responsables d’une politique du « produire à bas coût pour un profit maximum ».

La pétition demandent aux supermarchés européens de :
– mettre en œuvre leur devoir de vigilance de manière effective afin d’identifer, prévenir, réduire et rendre compte des violations des droits humains commises tout au long de leur chaîne d’approvisionnement ;
– mettre en œuvre un mécanisme opérationnel de plaintes et un système indépendant et crédible de suivi des conditions de travail, en y associant équitablement, à tous les niveaux décisionnels , les syndicats, les travailleurs-ses et toute autre partie prenante nécessaire ;
– faire en sorte qu’un salaire minimum vital soit versé aux travailleurs-ses agricoles des plantations d’oranges de l’Etat brésilien de Sao Paolo, et qu’un prix juste soit fixé pour assurer un revenu décent aux petit-e-s producteurs-trices ;
– garantir le respect de la liberté d’association et du droit de négociation collective à tous les niveaux de la chaine d’approvisionnement ;
– garantir que l’emploi est librement consenti dans l’ensemble de la chaine d’approvisionnement ;
– garantir qu’il n’existe pas de discrimination au travail ;
– publier la liste des fournisseurs brésiliens de jus d’orange.